On m’aurait dit, il y a 10 ans, que j’allais un jour décider de faire un bébé sans père avec ma compagne, j’aurais hurlé : mais ça va pas la tête ? Ayant mûrement réfléchi à la question (et pour l’avoir vécu dans une première co-parentalité), je plaidais pour l’élargissement de la famille, pour la multiplicité des modèles parentaux mais au grand jamais, je n’aurais fait le choix de démarcher dans un sens où la paternité serait d’emblée écartée du processus… Je dois même avouer que j’éprouvais une certaine perplexité devant les lesbiennes avant-gardistes qui recouraient aux techniques d’insémination…