« Do you like football ? » nous (1) demandaient tout excitées des lycéennes coiffées de leur voilecagoule noir dans un musée de Téhéran. Question étrange à nos yeux mais question hautement pertinente pour ces jeunes femmes, nées après la révolution, qui ont toujours connu les contraintes vestimentaires et la ségrégation des sexes dans l’espace public. L’intérêt pour le football et la revendication concomitante de pouvoir entrer dans les stades n’ont pas seulement valeur de symbole d’opposition à l’oppression des femmes en Iran.